L'histoire

Les fondateurs

Yvonne de Coubertin

Jean Bernard

 


 

Les fondateurs

La Fondation de Coubertin est née de la rencontre d’Yvonne de Coubertin, héritière du domaine de Coubertin, et de Jean Bernard, artiste, tailleur de pierre et rénovateur du compagnonnage français. La rencontre a lieu en 1949, au moment où Jean Bernard est à la recherche d’un immeuble pour créer une Maison de Compagnons à Paris. De ces deux visions complémentaires naîtra en 1950 l’Association pour le développement d’un Compagnonnage rural. La Fondation de Coubertin, sous sa forme actuelle, sera reconnue d'utilité publique le 1er mars 1973.
Au delà de la création d’une Université ouvrière, fruit de cette ambition commune, ils ont souhaité que le Domaine de Coubertin deviennent le point de rencontre de différents milieux, un lieu où l’homme retrouve son unité.
 

Yvonne de Coubertin

Née en 1893, Yvonne de Coubertin est la fille du baron Paul de Coubertin et la nièce de Pierre de Coubertin, initiateur des Jeux Olympiques modernes. Elle obtient le diplôme d’étude supérieure de philosophie en 1919. Élève titulaire de l’École Pratique des Hautes Études, elle rencontre et côtoie de nombreuses personnalités du monde des Arts et des Lettres, dont le philosophe Louis Lavelle, dont elle devient l’égérie. Femme engagée, humaniste, elle s’intéresse aux problèmes d’éducation et d’enseignement et se soucie activement de soutenir le parcours universitaire des jeunes filles. Elle deviendra présidente de l’association Fénelon, qui se charge de leur dispenser une éducation intégrale. La mission de cette association est aujourd’hui totalement intégrée à la Fondation de Coubertin.
Sensible au travail manuel, elle se passionne pour le principe des universités ouvrières, dont son oncle, Pierre, avait été l’un des fervents défenseur. Les missions d’enseignement et d’ouverture de la Fondation s’inspirent directement de ces principes. Très attachée à la propriété familiale de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, domaine qu’elle a baptisé « morceau privilégié de la Création », elle a souhaité lui associer une œuvre. Sa rencontre, en 1949, avec Jean Bernard, allait lui donner l’occasion de réaliser ce rêve.
A sa mort, en 1974, elle lègue le château et le Domaine de Coubertin à la Fondation afin d’en assurer la pérennité.
 

Jean Bernard

Né en 1908, Jean Bernard est fils du sculpteur Joseph Bernard et petit fils de tailleur de pierre. Enfant, il accompagne souvent son père chez ses amis artistes, le peintre Marcel Lenoir ou le sculpteur François Pompon. Il fréquente périodiquement les ateliers des mouleurs, des fondeurs et des agrandisseurs qui travaillent pour lui, comme Hébrard, Valsuani ou encore Alexis Rudier. Il est marqué très jeune par l’influence de ses oncles Georges, le lunetier, polisseur sur métaux précieux, et par Louis, compagnon tailleur de pierre.
À 16 ans, il entreprend sa première fresque. Trois ans plus tard, il illustre le grand Évangile de Saint-Jean qu’il publie en 130 exemplaires. L’entreprise l’occupera huit ans et nécessitera 2 000 bois pour la gravure des 250 planches qui composent cette œuvre. Son travail est remarqué par Joseph Magrez, alors secrétaire de la Cayenne des Compagnons tailleurs de pierre du Devoir de Bordeaux. Les deux hommes nouent des liens. Ce rapprochement marque le point de départ de ce qui allait devenir le renouveau du Compagnonnage.
Jean Bernard consacrera une partie de sa vie au Compagnonnage. Il est à l’origine de l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France, qu’il présidera jusqu’en 1969. Il est également le cofondateur de la Fondation de Coubertin, qui tient une grande place dans ce travail de rénovation et d’ouverture. C’est enfin sous son impulsion qu’a été lancé le grand projet d’encyclopédie des métiers
 
 
Dernière modification : 11/09/2014